Je vous arrête tout de suite, malheureusement Dieu n'a rien à voir là-dedans.
Si nous avons fait d'énormes progrès dans l'étude des tremblements de terre, la date d'un séisme, comme le dit très bien la sismologue Annie Souriau, ne peut toujours pas se prévoir avec exactitude. On sait par contre, grâce à la tectonique des plaques, assez précisément où ils vont avoir lieu. L'île d'Hispaniola se trouve pile sur une zone à forte sismicité, en bordure d'une plaque tectonique. Elle était également en situation de "lacune sismique", c'est à dire qu'on attendait un tremblement de terre d'une forte magnitude dans cette zone puisque les précédents avaient eu lieu en 1770 et en 1842. Dans ces conditions, ne me dites pas que personne ne savait que cela allait arriver un jour. Le sujet de nos confrères haïtiens d'Interpress daté de septembre 2008 fait même froid dans le dos. Pourquoi ne pas avoir anticipé ? Le gouvernement aurait pu consolider les constructions existantes, en interdire de nouvelles, édicter des règles d'urbanisme parasismiques ou apprendre aux populations à réagir ... Les pays qui viennent aujourd'hui massivement en aide à Haïti l'aurait aider dans cette tâche ...
En anticipant le séisme, en le simulant scientifiquement et en reconstruisant au moins les hôpitaux, les écoles et les bâtiments administratifs clés selon les règles parasismiques, combien de vies auraient pu être épargnées ? Un plan d'intervention d'urgence aurait pu également être préparé par l'ONU. Aujourd'hui, deux jours après le séisme, Haïti se trouve plongée dans le chaos. Avec le risque du retour de la violence que la MINUSTAH (force des nations unies en Haïti) combat depuis 2004, année du départ de l'ex-président Aristide.
*(les transferts d'argents des haïtiens expatriés aux Etats-Unis et au Canada, sont l'une des principales ressources pour de nombreuses familles restées sur l'île)
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