L'association Kokopelli s’est engagée depuis des années
à conserver des semences rares et anciennes afin de sauvegarder la biodiversité
végétale alimentaire. Sauf que ce n’est pas du goût de tout le monde, et en
particulier pas de celui des semenciers qui semblent préférer garder une main
mise sur un tel patrimoine.
Résultat : des procès à la pelle. Dont le dernier que vient de perdre l’association, condamnée à payer 35 000 euros de dommages et intérêts aux grainetiers Baumaux, à la Fédération des industriels de la semence (FNPSPF) et à l’Etat.
Les raisons d’une si lourde peine ? D’après les représentants de Kokopelli, au-delà des questions juridiques, il s’agit d’un vrai choix politique :
"L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables face au vivant.
Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous-jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agrochimie ».
Nous ne manquerons pas d’enquêter sur ce sujet et d’interroger les différents acteurs du dossier pour aller plus loin. Pour en savoir davantage : www.kokopelli.asso.fr


