C'est ce moment où tout bascule : ce n'est pas encore l'automne, ce n'est plus tout à fait l'été. Chez nos cousins du Québec, on parle de l'été indien, les Chinois évoquent quant à eux la cinquième saison. Période importante de transition. Entre équilibre et déséquilibre. Entre les vacances qui possèdent déjà une aura de nostalgie et la reprise qui se fait sur un tempo ma no troppo.
Les voitures rentrent dans les villes, mais ce n'est pas encore l'assaut. Les nuages s'accumulent à l'horizon, les orages éclatent, on s'inquiète de demain. On s'inquiète de l'automne, de l'hiver, les rumeurs vont bon train. Sommes-nous obligés de les écouter ? Sommes-nous obligés de les nourrir ?
Se concentrer sur l'aujourd'hui, le bel aujourd'hui, refuser de nourrir la peur, toutes les peurs, ne pas jouer son rôle de maillon de chaîne. Miser sur sa capacité de réflexion, de discernement, d'autonomie. Demain ? C'est un autre jour. Et cela peut même très bien se passer...


