Ah les semaines de quatre jours quel bonheur ! Enfin, presque pour tout le monde. Car pour nous, les débordés de travail, c'est la goutte qui fait déborder le vase ... du stress. Et impossible de demander de l'aide à nos collègues qui sont eux-aussi dans le jus. En effet, ils ont reçu, comme nous, 300 nouveaux mails ... tous classés "important" ou "urgent". Même le service achat nous a envoyé le compte-rendu de leur réunion hebdomadaire en copie.
Ne parlons pas des demandes de devis, de reporting, d'infos ... cela n'évite pas le recours au téléphone que les plus prudents utilisent pour s'assurer que le mail est bien arrivé! Avec l'ordi, cela ne s'arrête jamais. Quand nous avons enfin trié nos mails et bien notre logiciel nous quitte inopinément ... nous devons alors nous transformer en apprenti informaticien à 10 h du matin car le vrai est bien-sûr débordé et ne pourra venir que demain ! Quant à l'aide d'une assistante, ne rêvons pas, cela fait partie de l'histoire ancienne.
Avant on pouvait se mettre à hurler pour extérioriser notre ras-le-bol. Nos collègues nous comprenaient et même quelques fois se mettaient à hurler avec nous. Aujourd'hui le spectre de la précarité associé aux évaluations individuelles tétanisent ... Alors que faisons-nous pour rattraper le retard ? Et bien, nous travaillons plus, partout. Même dans notre lit, c'est pourquoi notre entreprise nous a offert un PC ultra portable, non ? Sans parler de notre smartphone ... Au début, notre entourage est content de nous voir autant travailler, il peut même nous aider dans l'accomplissement de certaines tâches ... jusqu'à ce qu'il se rebelle devant une invasion aussi grande de sa sphère privée. Cette saine réaction nous permettra peut-être d'être moins exigeant avec nous-même. Raconté ainsi cela peut sembler presque drôle. Pourtant petit à petit naît le sentiment d'être toujours en retard, de produire un travail médiocre ou bâclé. Le stress se fait alors de plus en présent. Ceux qui risquent le plus sont ceux qui ont réussi à dissimuler la surcharge de travail depuis des mois au prix de tensions psychiques énormes.
Le mieux ? Lâchez prise et parlez avec votre entourage professionnel et familial de votre charge de travail. Apprenez à déléguer. En particulier, vous mesdames qui devez gérer vie professionnelle et vie familiale. Et n'emportez pas de travail pendant votre prochain week-end prolongé. Après tout, nous sommes en mai et il est temps de faire ce qui nous plaît.
Pour aller mieux : Apprendre à gérer son stress
Pour mieux s'organiser : Comment s'en sortir avec ses emails ?


